Nous mangeons tous pour vivre, pour le plaisir et la convivialité....
Quelquefois cet acte “manger” devient source de douleurs, de culpabilité, de dévalorisation poussant la personne à éviter, effacer, oublier, rejeter toute cette souffrance qui de jour en jour ne cesse de croître pour l’enfermer dans le cercle infernal de ce que l’on appelle les
 
TROUBLES DU COMPORTEMENT ALIMENTAIRE.
L’anorexie “mot Grecque” (perte d’appétit par refus de nourriture) et boulimie deux facettes d’un même trouble du comportement alimentaire qui se manifeste par un rapport obsessionnel au corps avec une insatisfaction de l’image corporelle.
La boulimie est encore plus redoutable que l’anorexie restrictive, car le poids peut rester correct et la maladie sécrète.
50 000 personnes dont 90 % d’adolescents sont touchés.
Apparaît aussi après 40 ans, peur de vieillir, peur de grossir, préoccupation excessive de leur aspect physique : difficultés à franchir les différentes étapes de la vie......
 

Différents signes peuvent aider à identifier ce trouble alimentaire parfois difficile à diagnostiquer :
 
••••1) La perte de contrôle de l’ingestion d’une certaine quantité de nourriture
 
••••2) Une perte de poids rapide sans problèmes médicaux particuliers
 
••••3) Se trouver toujours trop grosse
 
••••4) Une obsession de la nourriture qui finit par envahir l’esprit tout entier à force de se préoccuper sans cesse  ••••de ce qu’on a mangé ou de ce qu’on ne va pas manger
 
••••5) L’arrêt des règles chez une adolescente
 
••••6) Le contrôle du poids par la prise de laxatif, des périodes de jeûne avec une perte de la sensation de faim,       ••••un excès de sport, des vomissements provoqués et cela toujours dans une angoisse permanente de vouloir  ••••maîtriser son poids.
 
••••7) Investissement difficile dans une histoire affective ou sexuelle.
 
••••Des comportements spécifiques sont aussi très caractéristiques comme le perfectionnisme et la nécessité à se fixer des structures rigides, ainsi que des buts irréalistes, une hyperactivité, une hypersensibilité.....
Il n’existe pas de traitement à l’heure actuelle si ce n’est une prise en charge pluridisciplinaire, une collaboration avec le médecin traitant, un psychiatre et une approche alimentaire adéquate afin de rétablir un schéma nutritionnel correct et réintroduire les aliments interdits pour restaurer le besoin physiologique et ainsi éviter les pertes de contrôle poussant à la culpabilité du sujet.
Cette dépendance avec la nourriture doit être prise au sérieux, car si l’on peut vivre sans boire de l’alcool, sans fumer de cigarette, sans prendre de drogue quelconque, en revanche on ne peut pas vivre sans manger, car la nourriture est bien au contraire un besoin vital et non un produit psychoactif.
 
CONCLUSION
 
Un T.C.A. ou trouble du comportement alimentaire fait parti de conduites addictives et se rapproche de la toxicomanie sans l’introduction d’un produit psychoactif.
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